la nuit du d-day . . .

La nuit du D-Day...
- AFP - Imperial War Museum, Londres -

22H00 à Londres : les parachutistes, le visage noirci, se dirigent en petites colonnes vers leurs avions. "Nous n'accepterons que la victoire totale", déclare alors le général américain Eisenhower, commandant suprême des forces alliés, qui assiste à leur départ.

La BBC diffuse en français de messages sibyllins annonçant à chaque groupe de la Résistance française les actions à mener pour le "D-Day", le jour "J": "Les sanglots longs des violons de l'automne ... blessent mon coeur d'une langueur monotone", "Les carottes sont cuites", "Les dés sont sur le tapis"... Le premier de ces vers, un vers de Verlaine, symbolise aujourd'hui le Débarquement dans la mémoire collective française.
    

La lune est presque pleine. La tempête sévit depuis plusieurs jours. Mais le 5 juin, un officier météo britannique signale qu'une légère accalmie est en vue pour le lendemain. De son côté, la météo allemande n'a rien vu venir.
   
00H05 : début des bombardements. Plus de 5000 tonnes de bombes vont être 
déversées jusqu'à l'aube de long de la côte, du Havre à Cherbourg.
   
00H10 : des centaines d'éclaireurs sont parachutés pour baliser les zones
d'atterrissage.
   
00H15 : près d'un millier de planeurs commencent à atterrir avec hommes et matériel sur les prairies. Mais aussi dans les marécages artificiels fabriqués par les Allemands.
   
00H20: les hommes du major John Howard, amenés par des planeurs Horsa (baptisés "cercueils volants"), s'emparent du pont qui, pour l'Histoire, restera le "Pegasus
Bridge".
Littéralement, le pont de Pégase, cheval ailé emblème de la 6ème division britannique.
   
00H30: premier mort parmi les alliés. Il s'agit du caporal Bouetard, un Breton
appartenant au bataillon SAS (devenu le 2ème RCP), venu libérer son village natal avec 400 autres parachutistes français du régiment du commandant Pierre Bourgoin, le "bataillon du ciel".
   
00H50: des avions britanniques lâchent les 3ème et 5ème brigades de la 6e Airborne entre Orne et Dives. En arrivant, de nombreux parachutistes américains, qui s'attendaient à un sol sec, se noient dans les marais noyés par l'occupant. Seulement la moitié des effectifs parvient à rejoindre rapidement les points de ralliement: les parachutages ont parfois été effectués à des dizaines de kilomètres au-delà de l'objectif.



01H30: sous le feu des batteries anti-arériennes allemandes, 800 avions de
transport de troupes larguent dans le vent violent et le brouillard 13.000 parachutistes américains des 82e et 101e US Airbornes en arrière du secteur d'Utah Beach de Sainte-Mère-Eglise à Sainte-Marie-du-Mont.
   
Des hommes de la 82ème sont ainsi largués juste sur le village de Sainte-Mère-Eglise. Au même moment, les habitants sont affairés à éteindre un incendie sous la surveillance des Allemands. Les premiers paras sont tués avant même de toucher le sol, les autres sont aussitôt capturés. L'Américain John Steel, blessé, va rester accroché au clocher de l'église. Pris pour cible par les Allemands, il sera blessé et fera le mort pendant deux heures jusqu'à ce qu'il soit fait prisonnier. Aujourd'hui, l'épisode appartient aux images d'anthologie de la période et un mannequin suspendu au même endroit rappelle cet épisode.   

Jusqu'à 2H30, les vagues successives de parachutistes et de planeurs alliés vont former les divisions américaines et britanniques. Du sud du Cotentin aux rives de l'Orne et du canal de Caen, 23.000 hommes parviennent en moins de six heures à tenir les voies de communication vers les plages du débarquement.
   
1H45 : la 15ème armée allemande, à 300 km de là est mise en alerte (la 7ème ne le sera qu'à 6H00!). Quelques centaines de poupées de caoutchouc ont été parachutées sur l'ennemi, des dizaines d'avions survolent la région de Boulogne pour faire diversion. Les responsables allemands sont difficiles à joindre. Le général allemand Rommel, commandant en chef du groupe d'armées B (de la Loire aux Pays-Bas), se trouve à Ulm pour l'anniversaire de sa femme...
   
2H30 : les paras britanniques libèrent Ranville, au nord de Caen, et peu avant l'aube le flanc oriental de la zone de débarquement est cadenassé.
   
4H30 : 200 paras de la 82ème division US entrent sans difficulté dans Sainte-Mère-Eglise et accrochent sur la mairie un drapeau étoilé qui a déjà flotté sur Naples en 1943. Tenir ce village de 1.500 habitants permettra de couvrir Utah Beach et d'isoler Cherbourg.
   
5H00: l'entourage d'Hitler accorde peu de crédit aux informations venues de
Normandie et ne réveille pas le dictateur. Lequel dort avec des somnifères et se réveille tard. Ses proches n'osent pas interrompre le sommeil d'un homme aux réactions parfois imprévisibles...

Dans le même temps, les militaires alliés des vagues d'assaut approchent des côtes normandes. Après plusieurs heures de traversée par mauvais temps, ils descendent dans les barges de débarquement, les LSCM (landing support crafts mechanics).

source : http://www.france3.fr/info/dossiers/france/3767278-fr.php

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